À toi la maman d'un enfant autiste.

Je sais que tu as envie de crier sous tous les toits ta colère et ta peine, mais rappelle-toi une seule chose. Ton enfant reste le même. Le même petit bout de chou qu’il y a dix minutes. Avant que tu mettes les pieds dans ce bureau. Tu le savais au fond de toi qu’il était différent depuis longtemps. Je te dirais même que toutes les étapes de sa vie depuis sa naissance tu t’es posé des questions, mais ce qui t’as le plus fait mal ce sont les commentaires des autres. Il ne marche pas encore ? Il ne parle toujours pas ? Quand tu as réalisé qu’il ne cherchait pas ton regard. Tu as couru vers tous les spécialistes nécessaires et rien n’aboutissait. Tu t’es sentie vide, impuissante. Tu as passé des nuits d’insomnie et d’anxiété à te demander quand tu aurais des réponses à tes questions. À te demander si c’était ta faute ou si simplement la vie était faite ainsi. Pis un jour tes prières ont été exaucées. Tu as enfin eu des réponses à tes questions, mais ce n’est pas ceux que tu voulais entendre. Tu avais envie de te faire dire que c’étaient seulement des caprices que ton enfant faisait. Tu aurais aimé mieux te faire dire que tu n’avais juste pas le tour avec ton petit. Celle-là, elle ta rentrer dedans comme une bonne vielle claque au visage quand tu as réalisé que ton enfant était différent de ceux de tes amies. Ta commencée à courir les rendez-vous médicaux les uns après les autres. De plus en plus nombreux. Tu essaies de jongler travail et maison, mais je le sens que tu es à boute. Tu te passes en deuxième, tu mets ta carrière sur pause. Tu manques deux à trois fois semaines, tu as écoulé ta banque de maladie. Sans oublier que ton enfant, il ne le sait pas que quand il se désorganise en plein milieu du service de garde pis que les éducateurs sont obligés de t’appeler, c’est ta job que tu quittes. Encore

T’es là à défoncer des portes pour ce petit être, inépuisable jusqu’à tant que tu refermes la porte de sa chambre le soir. Tu t’assois à ton tour dans ton lit et tu culpabilises un peu parce que tu aurais aimé en faire plus. Tu te demandes si tu aurais dû lui accorder plus de temps sur son ballon peanuts. Ou si tu l’as bien brossé avant de te coucher. Après tu vois les comptes rentrés et tu t’en veux parce que tu ne fais que manquer le travail. Je le vois que tu as un trou béant dans le cœur, parce que malgré cet air de maman pas tuable. Tu es fatigué, fatigué de te demander ce que les gens pensent quand qu’il voit arriver ton p’tit. J’aimerais que tu saches, que si j’étais un enfant présentement. J’aimerais avoir une maman comme toi. Sache que ton enfant il n’aurait pas pu tomber sur une meilleure maman.

T’es incroyable, ne l’oublie jamais.


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