J'te comprends, mais là il est temps.

J'te comprends de croire qu'il va changer. Dans ses yeux, tu vois de la culpabilité et dans ta tête, tu te sens coupable. Fille, tu ne l'es pas. Même si son souper était froid, même s'il était soul. Ça ne lui donne pas raison. Je sais, il ne voulait pas. Je sais aussi que tu vaux mieux que ça. Puis demain matin, il va te faire son plus beau sourire, bouquet à la main. Pendant que ta mère prépare le sien. J'te comprends, tu l'aimes. Si ta fille se faisait aimer comme tu te laisses aimer ? Je sais, c'est pas pareil. J'te comprends, tu as peur. Je sais aussi que tu es forte d'avoir enduré ça depuis autant d'années. J'te comprends, tu ne sais plus où aller. Ta mère, elle, ne sait plus comment arrêter de pleurer.

Tsé fille, j'te comprends, mais là il est temps.

J'te comprends, mais là il est temps que tu te donnes une chance.

Il est temps que t'es yeux recommence à étinceler, comme la fille d'avant.

Il est temps de t'en aller.

Il est temps que tu te sauves.

Avant que t'aille plus le temps. Va-t'en avant que ta mère dépose son bouquet, pis que le Québec te pleure. Il en a trop victime. Pis, j'pas prête de te voir partir. SOS violence conjugale 24/7 1800-363-9010

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